Vous l’avez certainement remarqué, à l’approche des fêtes de fin d’année, les médias dignes de ce nom nous gratifient de rétrospectives et de bilans de l’année écoulée. Notre journal appartenant à n’en point douter à cette prestigieuse catégorie, nous ne saurions passer à côté d’un tel exercice.
Plus sérieusement, il est parfois nécessaire de poser son stylo – en l’espèce c’est une image puisque je l’ai bien en mains pour pouvoir coucher les présentes lignes – afin de réfléchir et de faire un bilan qui sera forcément partiel, incomplet, voire quelque peu subjectif. D’une part puisque tous les sujets ne peuvent être abordés et d’autre part je l’avoue, certains m’intéressent plus que d’autres. Autant le dire tout de suite, je n’en aborderai qu’un, ne souhaitant pas revenir sur l’élection partiel du Conseil fédéral, ni sur le psychodrame libyen et encore moins au niveau exclusivement genevois sur le feuilleton qui a tenu toute la République en haleine : le sauvetage du MOA !
La Suisse dans le contexte international
L’année 2010 a été marquée par les différentes mesures prises par tous les pays pour pallier les conséquences des crises financière et économique qui les ont frappés très durement. Les plans d’austérité se sont succédés. Les Etats se sont massivement endettés. A tel point que la dette atteint en moyenne 100% du PIB dans les pays de l’OCDE.
Certaines voix se sont fait entendre pour dénoncer la frilosité des mesures prises par le Conseil fédéral. Or, que constate-t-on? Que la dette en Suisse atteint 36% du PIB. Que notre taux de chômage est de 3.5% (6.8% à Genève) alors qu’il s’élève en moyenne à 9.6% au sein de l’Union européenne. Que selon le classement du World Economic Forum, l’économie suisse est pour la deuxième année consécutive la plus compétitive du monde.
Que notre système de sécurité sociale et notamment l’articulation de ses trois piliers est fréquemment cité en exemple, à l’étranger.
Loin de moi la volonté de faire la démonstration que nous sommes les meilleurs et qu’il n’y en a point comme nous ! Toutefois, face au sport national qui consiste à systématiquement dénigrer nos dirigeants, que ce soit au niveau national ou cantonal, voire notre pays, il me semble important de rappeler quelques réalités. Ce n’est pas un hasard si la Suisse fait l’objet de si nombreuses attaques au nom d’une pseudo morale. Or, de morale, dans la guerre économique et fiscale à laquelle nous devons faire face, il n’y en pas. Les réalités susmentionnées suscitent de très fortes jalousies.
Mais ne nous voilons pas la face. Selon les décisions qui pourraient être prises à l’avenir par les citoyens d’une part et les autorités d’autre part, ce bilan plutôt positif pourrait rapidement se noircir.
Perspectives
Comme déjà mentionné, tant l’UE que le G20 tentent de nous imposer des contraintes qui auraient immanquablement pour conséquence d’affaiblir nos conditions-cadre et par conséquent notre économie. Il s’agira dès lors, dans les négociations en cours et à venir, d’exiger des mesures compensatoires pour toute concession que nous serons amenés à faire.
Si notre pays parvient à tirer son épingle du jeu, malgré les conséquences de la crise, c’est notamment parce que sa fiscalité n’est pas confiscatoire, que le marché du travail bénéficie d’une certaine flexibilité, contrebalancée par des assurances sociales de bon niveau (ce que l’on appelle la flexicurité), que le nombre d’heures travaillées est plus élevé que chez nos voisins, bref que nous bénéficions de meilleures conditions-cadre que ces derniers. Malheureusement, celles-ci sont régulièrement remises en cause.
Il suffit pour s’en convaincre d’examiner les initiatives lancées par la gauche et les syndicats: pour un salaire minimum, pour que le salaire le plus élevé, au sein d’une entreprise, ne soit pas plus de 12 fois plus élevé que le salaire le plus bas, pour limiter la concurrence fiscale (nous avons voté sur cet objet le 28 novembre dernier). A cela s’ajoute l’initiative que veut lancer le parti évangélique suisse pour créer un impôt fédéral sur les successions pour financer l’AVS. Vous en voulez encore? Il n’y a qu’à demander: attaques contre le secret bancaire, contre les forfaits fiscaux, volonté des représentants des milieux précités, atteints de référendite aiguë (c’est grave docteur?) de s’opposer à toute mesure visant à adapter nos assurances sociales à l’évolution démographique et à assurer leur pérennité, etc. Et je ne parle même pas de ceux qui régulièrement prônent un changement complet du fonctionnement de la société, sans d’ailleurs proposer d’alternative crédible.
Bref, la situation économique et géopolitique de notre pays est plutôt bonne. Nous devons néanmoins veiller à ce qu’elle le demeure en combattant toutes les mesures qui pourraient porter atteinte à ses conditions-cadre, à sa compétitivité, à son économie et par conséquent à tous ses habitants.
Et pour conclure
Un grand merci aux élus de notre parti, membres de l’Exécutif et du Législatif, qui lors de la législature qui s’achève ont tenu les engagements pris.
Bienvenue à Ruben Jimenez qui a récement succédé à Pierre Strübin qui a démissioné du Conseil municipal pour cause de déménagement. La fonction de chef de groupe qu’il assumait avec brio depuis plusieurs années a été reprise par JeanDaniel Viret. Un grand merci à Pierre pour tout ce qu’il a apporté au parti et à Bellevue ainsi que pour la fidélité qu’il continuera de témoigner à l’AELB.
Je tiens aussi ici à souligner la bonne entente qui règne avec nos cousins radicaux, mais aussi avec les élus de BDA. Les trois partis représentés au sein du Conseil municipal ont su oeuvrer, tout en ayant sur certains sujets des positions différentes, dans l’intérêt de Bellevue et de ses habitants. Gageons qu’il en sera de même à l’avenir.
Les prochaines élections communales approchent. La campagne commencera prochainement. Nous comptons sur votre soutien et vous proposons de venir nous retrouver lors de la campagne ainsi que sur notre site internet: http://bellevue.liberal-ge.ch.
Enfin, nous serions très heureux de pouvoir passer une agréable soirée avec vous lors de notre traditionnelle soirée fondue qui aura lieu le jeudi x février à 19 heures, au restaurant de Port Saladin.
Je vous souhaite une excellente année 2011
Olivier Sandoz Président de l’AELB

